Canal du Midi à vélo, notre itinéraire en 4 jours, avec enfant

Vendredi en fin de journée, nous voilà donc partis à l’aventure. C’en est déjà une que de rejoindre le Canal, même si on habite à moins d’un kilomètre, car il y a du monde à Toulouse en ce jour de grand départ !

Il fait chaud, et le vent souffle fort en rafale, mais on est motivés. Je déraille au bout d’un kilomètre, mais ça sera la seule fois ! La sortie de Toulouse est appréciable, la piste est goudronnée, très large, un vrai boulevard. On dépasse avec plaisir Ramonville, Castanet, nos destinations maximum le dimanche ! Les kilomètres ne défilent pas trop rapidement, toujours le vent de face par moment, et je ne roule pas très vite… Peut-être un départ en fin de semaine, un peu fatigués, n’était pas le choix le plus judicieux. Les paysages sont déjà très beaux, les champs de tournesol en fleur et la lumière nous ravissent. PetitLo chante à tue-tête (son répertoire est quand même un peu limité).

En vrai ça brillait plus

En vrai ça brillait plus

A l’approche de Gardouch, notre première étape, j’avais prévu un plan qui devait nous conduire à la chambre d’hôtes, mais ce plan était faux (merci Google maps) !!! On a perdu une demie-heure, dans les champs, avec des côtes démoniaques, alors qu’il ne fallait pas sortir du Canal… Du coup nous sommes arrivés tard, et nous sommes restés manger sur place, car nous n’avions plus aucune envie de repartir explorer les environs en quête d’un restaurant. La soirée avec les hôtes a été bien agréable, même si nous étions un peu inquiets à ce moment de ma capacité à accélérer pour notre étape du lendemain…

Mais que nenni ! Le lendemain, il faisait frais, et on a filé jusqu’à Castelnaudary, c’était très agréable. Après Port-Lauragais, le chemin n’est plus goudronné, mais bien praticable quand même. Entre les écluses de l’Océan et de la Méditerranée, le chemin rétrécit franchement, mais ça passe ! PetitLo est très intrigué par les écluses et passe de longs moments à observer leur fonctionnement, cela m’a surprise.

Ecluse de Laurens (Rose, de son prénom)

Ecluse de Laurens (Rose, de son prénom)

A Castelnaudary, nous nous ravitaillons à la charcuterie du centre (excellente). Les vendeuses nous indiquent un parc tranquille pour pique-niquer, avec aire de jeux, toilettes, et fontaine pour remplir nos gourdes (derrière la mairie). Tout va bien, et nous reprenons la route quand, désespoir ! la pédale de Toto lâche ! Retour à Castelnaudary, réparation à la va-comme-je-te-pousse, et tour des réparateurs de la ville. Celui qui est en centre ville : pas de mécano ni pièces de rechanges… On sort de la ville pour rallier la zone commerciale et Intersport, où ils ne font pas la réparation. On nous indique gentiment un magasin spécialisé dans la randonnée, « pas loin » (en voiture, ça paraît jamais loin)… On y arrive, et le vendeur nous rassure sur notre « réparation », d’après lui, ça tiendra (en gros la pédale tient sur moins d’un centimètre de filetage dans le pédalier, passionnant). On repart, et on a perdu presque deux heures pour… rien. On garde le moral, le chemin est toujours aussi joli, nous faisons une halte au port de Bram (café-resto très sympa).

On est bien Tintin !

On est bien Tintin !

Le chemin se corse carrément et on est bien content d’arriver à Alzonne ! Beaucoup de cailloux sur le chemin, ça saute et PetitLo qui n’a pas fait sa sieste couine un peu 😉 Nous nous écroulons reposons dès l’arrivée et profitons un peu de la piscine, puis du bon petit resto de cette chambre d’hôtes ! Voici un post sur nos bonnes adresses pour ceux que ça intéresse…

Le lendemain, nous décidons, après réflexion, de longer le Canal par la départementale (ou Voie Romaine, c’est plus chic) pour rejoindre Carcassonne et éviter de cahoter de bon matin. La route est large et il n’y a pas grand monde en ce dimanche, nous croisons un défilé de tacots qui nous occupent, entre quelques côtes bien senties ! Il fait un peu moins frais que la veille mais pas de canicule. Nous traversons la ville de Carcassonne, qui donne bien envie de s’y arrêter, mais nous nous hâtons de rejoindre le Canal au niveau de la gare et c’est reparti.

Le paysage change franchement, on entend les cigales, on sent qu’on se rapproche de la mer !

Les platanes laissent la place aux cyprès !

Les platanes laissent la place aux pins et aux cyprès !

Le chemin est bien agréable jusqu’au port de Trèbes, il y a plus de cyclistes et de promeneurs ici, c’est les vacances ! Mais les embouteillages sont surtout aux écluses, ou les péniches sont parfois plusieurs à attendre leur tour… on est bien à vélo ! Nous déjeunons le long du port de quelques tapas (chorizo + croquetas = famille heureuse) et peinons un peu à reprendre nos vélos, ça cogne un peu par ici !

Le port de Trèbes

Le port de Trèbes

Jusqu’à Marseillette ça va encore puis le chemin se dégrade beaucoup, une piste « monotrace » caillouteuse, barrée de racines, très près de l’eau (cinq contre un que j’y tombe !)… Les arbres ont été abattus à cause de la maladie du platane, il n’y a pas toujours beaucoup d’ombre, on en a marre tous les trois ! Nous faisons halte à l’écluse de Puichéric, les rafraîchissements sont les bienvenus. Très sympa, l’éclusier nous confirme que la piste est toujours en mauvais état ensuite, donc nous sortons du Canal et prenons la départementale pour nos 8 derniers kilomètres jusqu’à Homps. Au final nous avons fait 60 km aujourd’hui, dont 20 sur route : nous avons privilégié le confort à l’effort 😉

Maison d'écluse de Puichéric

Maison d’écluse de Puichéric

Nous passons une agréable après-midi à Homps (sieste, piscine) et une bonne soirée au resto… et au manège puisqu’il y a la fête du village ! PetitLo est ravi, bien qu’on ne sache pas s’il a préféré le manège ou son omelette à la morue !

Le lendemain, une vingtaine de kilomètres tranquillou à travers les villages du Minervois nous conduisent jusqu’au port du Somail, où ma soeur nous rejoint ! La halte est également bien agréable dans ce village charmant. Pour PetitLo et moi c’est la fin de l’aventure ! Nous chargeons le vélo sur la voiture et traçons la route jusqu’à Port la Nouvelle. Toto lui termine le périple en empruntant le Canal de la Robine jusqu’à la mer, où il nous retrouve une poignée d’heures plus tard. Il est légèrement plus rapide tout seul 😉

Et c’est parti pour deux jours de plage, farniente et barbecue, en bonne compagnie !

Pour info, nous sommes rentrés en voiture, avec un porte-vélo et un charitable chauffeur qui est venu nous chercher… Mais l’option train est possible, en réservant une place pour les vélos. Attention toutefois car rien n’est prévu pour les carrioles.

Pour nos bonnes adresses, c’est ici !

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4 réflexions sur “Canal du Midi à vélo, notre itinéraire en 4 jours, avec enfant

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